Sous la direction de Charles Melman et Claude Dorgeuille
Éd. EDK - 2008 - 25.00 €
La célibataire Clinique, logique, politique Fondée en 1998 par Charles Melman, la célibataire poursuit son chemin. Ses dix-sept numéros constituent le fond d’une revue dont l’élégance de présentation met en valeur le contenu toujours référentiel des articles publiés. Ne s’autorisant que d’elle-même, La célibataire, « se réfère en effet à une structure, celle du langage, dont les lois, sans le besoin d’autre exécutif ni législatif, donnent la mesure d’une humanité moins soumise à l’exigence d’un accomplissement confondu avec l’image de la totalité.» Les derniers numéros de la revue se conforment à cette éthique pour aborder Les Trois religions du livre : I-Le bonheur Juif, II- Le christianisme, joies et souffrances, III- Les délices de l’islam. Ces livraisons, comme tous les numéros de la célibataire pour ceux qui ne sont pas encore abonnés, peuvent s’obtenir en librairie ou au secrétariat de l’Association lacanienne internationale, 25, rue de Lille à Paris. Tel : 01 42 60 14 43 ÉDITORIAL : Charles Melman Des lits, délits et délices I- ISLAMS Marc Nacht Parcours profane de La Génisse Julien Maucade Les délices du Coran Anne Cathelineau L’imâm Dieu Hassan Makaremi Topologie des lieux saints Souad Hamdani Shéhérazade, pas toute II- PAGES Chantal Gaborit-Stern Que nous disent « Les Versets douloureux » ? Catherine Ferron Amour, délice et organum III- D’UN AUTRE A L’AUTRE Karima Lazali Le devenir étranger dans la cure Abdeljlil Lahjomri L’Autre JE Nazir Hamad L’enfant est international et la famille est cosmopolite Omar Guerrero Y a-t-il une particularité musulmane face au traumatisme ? TRANSVERSALES Hubert Ricard Sauver le Logos
Colloque de Fez 2006
Éditée par l 'Association lacanienne internationale - 2008 - 32.00 €
« Nous sommes les uns et les autres des amants de l'identité, qu’elle soit religieuse, nationale, linguistique, familiale, et bien sûr singulière. Elle commande chez chacun, et quelle que soit son appartenance, pour la vie et pour la mort, les mêmes effets. Si elle incite au rassemblement – sous un même emblème symbolique – elle est aussi celle qui a le pouvoir de nous séparer : vis-à-vis de l'étranger certes, mais aussi dans le groupe même, dans la famille, entre frères, entre interlocuteurs. Pour la conforter, l'appui d'abord pris sur le semblable vire fatalement à la concurrence, afin de décider de celui qui en serait le légitime représentant. Ainsi vont les disputes et les guerres. » Préface – Charles Melman. 1 – Qu’est-ce que l’identité ? Sapho, Identité. Michel Demangeat, La quête de l’identité à travers l’écriture Contes, mémoires et romans. Ahmed Farid Merini, Transmission, désir, croyance Stéphane Thibierge, L’identité en question. Nazir Hamad, Identité et Autre maternel. Élie Doumit, Identi-fiction. Frédéric Nathan-Murat, Identité : two in one like libido. Claude Landman, L’identité selon Lacan. Christian Dubois, Pourriez-vous m’assurer que je suis vraiment moi ? Non. Mais dans quelle langue faut-il le dire ? Olivier Douville, Identités en errance… 2 – Monothéismes et identité Ali Magoudi, La notion d’identité dans le monothéisme. Abdelouahab Meddeb, De l’hétérogène. Hubert Ricard, L’amour de l’Un. Fouad Benchekroun, De la révélation Fethi Benslama, Lui pas Lui. Pierre-Christophe Cathelineau, Au-delà de l’identité. 3 – Identité féminine. Anne Cathelineau, Heurs et malheurs de la féminité. Julien Maucade, Le sujet arabe féminin - La crainte. Souad Hamdani, D’une mère à l’autre. Nicole-Maya Malet, Les femmes marquées. 4 – Identités plurielles, identités singulières. Elikia M’Bokolo, Ethnie, religion, nation, race : horizons et frontières des identités africaines. Jeanne Wiltord, Identité à voir ? Michel Vergé-Franceschi, Pascal Paoli, un Corse des Lumières. Marie-José Loverini, Mort et amor du Maure. Joseph Chetrit, Pour une sociopragmatique de l’identité socioculturelle. L’identité judéomarocaine et sa lente évolution au XXe siècle. Yolanda Gampel, L’identité comme nostalgie de la cohérence perdue. Émile H. Malet, Psychanalyse. Jean Garrigues, La laïcité républicaine : une identité française en question, 1870-2005. Charles Melman, Introduction à l’appel de Fès. 5 – Suite. Pierre-Christophe Cathelineau, Quel fait de structure est-il à l’origine des quêtes identitaires actuelles ?
Colloque de Fez 2005
Éditée par l 'Association lacanienne internationale - 2008 - 28.00 €
Si nous devenons effectivement des adorateurs du texte ce sont ses lois qui risquent de prendre le dessus sur nos volontés les plus pures et les mieux fondées. Celui qui veut valablement accomplir le message divin doit faire attention aux effets de dépendance qui nous viennent du langage et de la façon dont ses effets viennent subvertir ce message… Pierre-Christophe Cathelineau, Introduction - Les trois Monothéismes : la métaphore et l’interprétation. Jean-Jacques Tyszler, Remarques sur la notion lacanienne d’Autre à partir de Maïmonide. Ahmed Farid Merini, L’intimité et la loi. Kenneth Brown, L’adhésion à une communauté religieuse est un fait culturel. Mohammed Arkoun, Introduction à la raison émergente : approche du monothéisme à partir de l’exemple de l’islam. Émile H. Malet, Pour un islam modéré au sein d’une filiation monothéiste. Hubert Ricard, Pour illustrer le rationalisme d’Averroès. Le savoir et le sujet. Pierre Lory, Moïse et Pharaon selon les commentaires du Coran. Loi intérieure et norme politique. Ahmed Ben Geloune, De la passion de l’ignorance à son fondement dans la structure. Michel Demangeat, Résurgence de la mystique. Mario Fleig, Ousia et hypokeimenon. Les destins de l’imprédicable pour les élèves d’Aristote. Tony P. Naufal, Langage et oubli dans la Genèse. Julien Maucade,Le sujet de culture arabe. Jean-Jacques Moscovitz, Mal au texte. Coupures freudiennes, malaise/monothéismes dans la civilisation. Claude Geffré, Rapport entre Écriture et Parole de Dieu dans les trois monothéismes. Charles Melman, Modalité du rapport à l’écrit dans la religion du Verbe.
La Revue Lacanienne N°2
Éditée par l 'Association lacanienne internationale - 2008 - 17.00 €
La formule de Lacan selon laquelle c’est de la jouissance que le prolétaire est serf et que c’est ce dont il ne se libèrera pas, se vérifie à tous les détours. Au point qu’on peut dire que, à cet égard, le monde entier est en passe de se prolétariser : village global. Mais on a beau donner au maître, pour se révolter contre lui, la figure de l’Amérique, demain ce sera la Chine ou l’Inde, la nouvelle servitude paraît sans remède. On pouvait hier se révolter contre le patron castrateur, on n’a jamais vu contestation de la mère donatrice ; ainsi réclamation contre l’injustice de sa distribution voire contre la pénurie de ses moyens reste certes possible, mais seulement pour exiger une fortification du système : contre le sexe donc, dont la jouissance elle, passe par la castration. D’autres espèces animales que la nôtre ont disparu avant nous pour cause d’excès de fortification : ainsi délégation au tiers-monde de la fonction de procréation, voire du nursing de nos enfants. Bonne chance aux aventuriers de l’avenir. Charles Melman, Octobre 2008. - Présentation - Du parcellitarisme - Socrate n’est plus - Cette mort n’est pas naturelle - Nouveaux idéaux, nouvelles servitudes - Détresse, secours et étayage - L’empire du signe - Les nouvelles servitudes au miroir de la psychanalyse et de l’économie politique - Corpus christi ? Ou d’un nouveau type d’aliénation du corps - Crise dans la démocratie Théorie et clinique psychanalytique. Topologie et logique. Histoire de la psychanalyse. Lectures. Annonces d’activités. Psychiatrie : état des lieux.
Collectif
Éditions de l'Association lacanienne internationale - 2008 - 15.00 €
L’abord topologique et borroméen de la clinique de la psychose se situe dans le droit fil d’une clinique proprement freudienne. En effet, il y aura bientôt près d’un siècle, S. Freud nous proposait une conception du délire où celui-ci était à lire comme la reconstruction d’une réalité organisée, dès lors, autour de ce qui s’impose au patient : l’hallucination xénopathique. Si la « réalité » se présente toujours comme animée par le fantasme, celle-ci trouve son point de gravité dans le trou qui l’habite et l’ordonne comme « une ». Comment, avec cette topologie borroméenne et en suivant l’enseignement de J. Lacan sur les traces de Joyce, repérer et lire l’invention propre à tel patient pris dans le destin ouvert par le défaut de symbolisation de la fonction qui règle la découpe de ce trou ? Quelle suppléance – et avec quel « savoir faire » cliniquement repérable – met-il en œuvre avec « ses » signifiants pour s’orienter ? Quels enseignements en tirer pour la conduite d’un travail où nous engagent de tels patients, dès lors que nous avons accepté ce transfert ?
Charles Melman
Éditions de l'Association lacanienne internationale - 2008 - 45.00 €
Linguisterie est un terme que lance Lacan pour mettre en évidence son travail sur la langue, prenant ainsi distance à l’égard de la linguistique proprement dite. Charles Melman reprend ce signifiant pour poursuivre, en une étude diversifiée et complexe, j’allais dire ce qui lui tombe sous la main pour en tirer une leçon pour ses auditeurs. En analyste. Qu’il s’agisse du retour d’un voyage en Amérique latine, d’un colloque à Dublin ou d’autres périples, il nous permet d’entendre ce que chaque fois nous risquerions de négliger. Partant de Lalangue, il souligne que c’est la grammaire qui donne le sens mais que le psychanalyste utilise la césure, la coupure, pour en induire un autre déchiffrage de l’inconscient. Langue maternelle, langue apprise à l’école, langue de la psychose servent de support à d’importants développements. Il fait aussi appel à une collègue turinoise qui expérimente une méthode de son invention pour tenter de sortir des autistes de leur prison ainsi qu’à un linguiste chargé d’explorer le “rien” dans de multiples langues, connues ou non. Mais c’est la question de la négation qui représente peut-être l’axe principal que suit Charles Melman. Il la traque dans sa clinique, non seulement dans les registres freudo-lacaniens mais aussi dans les catégories proprement lacaniennes ou les diverses manifestations cliniques. Encore va-t-il plus loin que Lacan, nous donnant à entendre neuf types de négations… à découvrir.
Journal Français de Psychiatrie
Éd. Érès - 2008 - 18.00 €
Classiquement élaborée au chevet du patient et dans le dialogue entre praticiens, la clinique est une discipline propre, singulière, accoudée à un corpus qui a pour fondements l’enregistrement et la systématisation d’entités étranges plus ou moins liées, dépendantes ou parasitées par les hypothèses psychopathologiques qui les traversent. A l’idéal unifiant d’hier, s’est substitué un pragmatisme simplificateur sous les coups conjugués de l’idéal scientiste et des contraintes politiques. L’histoire montre la dépendance du médecin aux ordres de mission qui lui sont assignés et puisque, fondamentalement, ce qui se dit dépend de qui écoute, la question de la clinique, de sa fabrique, de son évolution est avant tout celle de la place d’où nous opérons. n°30 Qu’appelle-t-on un fait clinique ? Numéro coordonné par Jean-Louis Chassaing Sommaire Éditorial La clinique est-elle un fait entendu? Jean-Louis Chassaing Qu’est-ce qu’un fait clinique? Marcel Czermak Sémiotique de l’aliénation mentale Jean Garrabé Éloge de la singularité Didier Lauru Le fait inaccompli : le savoir clinique à l’épreuve du sujet Paul-Laurent Assoun Ne pas céder sur le cas clinique Hubert Vincent Tant qu’elle sème le trouble… Alain Bellet Quelle décohérence pour la clinique? Jean-Jacques Tyszler La structure comme agencement scientifique de la clinique Jean-Louis Chassaing La phobie Christian Hoffmann À raton, raton et demi ! Les conditions d’objectivité d’un fait subjectif Gérard Pommier Dits et non-dits dans l’histoire psychiatrique Philippe Pignarre La clinique à l’épreuve de la démocratie sanitaire Yves Froget Un syndicat peut-il défendre la clinique? Jean-Jacques Laboutière Les manifestations symptomatiques de l’enfant et de l’adolescent révèlent une adresse Jean-Marie Forget Du côté de l’enfant : une clinique handicapée Marika Bergès-Bounes Le symptôme de l’enfant Catherine Mathelin-Vanier Jean-Jacques Tyszler