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Association lacanienne internationale

Département de travail social
Journées d'étude

Psychanalystes et travailleurs sociaux en institution :
reste-t-il encore des libertés face aux astreintes ?

Samedi 14 et dimanche 15 mars 2009 à Paris

Responsables : Jacqueline Bonneau, Pascale Bélot-Fourcade, Jean-Pierre Lebrun, Charles Melman, Françoise Rey, Bernard Vandermersch


Après les Journées de mars 2005  :

Que serait un travail social qui ne serait ni théologique, ni politique  ?

La psychanalyse apporte-t-elle une réponse humaniste  ?,

et celles de mai 2007 sur la question Le Contrat peut-il se substituer à la Loi  ?,

les prochaines Journées d'étude aborderont la question du travail en institution  :

Psychanalystes et travailleurs sociaux en institution  : reste-t-il encore des libertés face aux astreintes ?


En quoi les psychanalystes sont-ils interpellés par la question de l'institution ?

Aujourd'hui, les professionnels du travail social et du champ éducatif sont exposés aux avancées d'un discours

qui n'est pas sans rappeler l'univers des entreprises. Dans ce discours, l'obligation de résultat se substitue à

la traditionnelle obligation de moyens. Les réponses doivent trouver le chemin de la satisfaction d'attentes définies

d'avance, court-circuitant ainsi la possibilité d'entendre les demandes singulières qui, alors, reviennent sous forme

d'un appel à toujours plus de satisfaction. Peut-être assistons-nous aux prémices de l'épuisement du principe

institutionnel qui noue liberté individuelle et inscription dans l'ordre social. Un nouvel impératif de satisfaction

et d'adéquation modifie cet équilibre au profit de la liberté proclamée de l'individu. N'y a-t-il pas lieu

d'interroger cette évolution qui porte atteinte aux appuis traditionnels du travail social ? N'y a-t-il pas

lieu aussi de repérer à quel point cette évolution se voudrait une riposte efficace à ce que la tradition

n'arrive plus à transmettre ?

Dans un tel contexte, comment encore soutenir un acte ? Comment encore privilégier le possible d'une rencontre ?

Se référer à la psychanalyse peut-il être d'un quelconque secours pour rendre possible que ceux qui y travaillent

puissent soutenir un acte ? Ici, les travailleurs sociaux sont fortement interpellés par les personnes qu'ils reçoivent

et sont désabusés par l'application de procédures de travail empruntées à l'univers managérial.

Là, ils expérimentent des pratiques quitiennent compte de l'impossible tout en maintenant vivant le pacte de parole

entre les parties. Cette dernière voie est pourtant la seule qui soutienne l'ambition du travail social de

concilier humanisme et efficacité. C'est pourquoi elle intéresse aussi les psychanalystes. Devant ces nouvelles

astreintes, comment trouver des espaces praticables ? Il y en a. Il importe d'abord de les repérer et de les soutenir.

C'est ce que ces journées devraient pouvoir éclairer.


Interviendront philosophes, juristes, responsables d'institutions médico-sociales et de formation, travailleurs sociaux, psychanalystes . . .


Le pré-programme sera en ligne fin novembre


=> Inscription aux journées d'étude
Psychanalystes et travailleurs sociaux en institution : reste-t-il encore des libertés face aux astreintes ?

Joindre un chèque bancaire ou postal à l'ordre de l'Association lacanienne internationale - 25 rue de Lille, 75007 Paris